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09/11/2011

17 octobre 61, suite. « FLN, censure intestine », un article du Monde des livres

Voilà un article (et la postface d’un livre) qui donnent des clés précieuses pour comprendre un moment historique, ses suites, et de complexes réalités politiques…

« FLN, censure intestine », Le Monde des livres, daté 14-10-2011. Par Catherine Simon http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/10/13/fln-censure-intestine_1586849_3260.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20111014-[player_evenement]  :

"Marcel et Paulette Péju (soutiens inconditionnels  du FLN pendant les années 60…) avaient fini de rédiger leur livre sur le 17 octobre 1961 en 1962. Ils voulaient le publier ( il ne sera publié que maintenant, donc des années après, à l’initiative de l’historien Gilles Manceron, qui l’enrichit d’une postface expliquant l’étrange histoire de cet ouvrage…). Le livre, qui voulait témoigner et dénoncer un crime (celui de Maurice Papon et de l’Etat français) fut censuré… par le FLN (Ordre de Houari Boumédiène et Ahmed Ben Bella...).  Cette censure émanait de la ligne du FLN qui avait pris le pouvoir en éliminant politiquement et physiquement ceux qui ne partageaient pas sa vision de l’Algérie à construire - fondée sur une conception ethnique et religieuse de l’appartenance nationale… (Il ne fallait pas, pour cette ligne du FLN, risquer de mettre en avant un courant qu’on voulait repousser dans l’ombre - et qui avait été l’initiateur de la manifestation du 17 octobre. Plutôt sacrifier la mémoire des victimes."

( Parenthèse Trames nomades)... Habituelle méthode des pouvoirs : la France fait pareil avec les 26 mars et 5 juillet 62, pour ne parler que de deux dates de la même histoire algérienne –auxquelles on peut ajouter l’attentat du Milk Bar à Alger – dont les victimes doivent supporter de voir la télévision française rendre hommage aux terroristes qui posèrent les bombes – cause de morts et d’immenses catastrophes personnelles pour les victimes survivantes, méconnues).

"Le couple Péju obéit à ses maîtres idéologiques, et le livre ne parut pas, silence qui contribua à la chappe de plomb posée sur les morts du 17 octobre 1961. (Jacques Vergès, qui dément, bien sûr, aurait joué un rôle dans cette occultation, d’après Gilles Manceron). Les victimes l’auront été doublement : effacées par les luttes internes du FLN et les « faiblesses » du PCF et des partis politiques français."

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Le LIVRE : "Le 17 octobre des Algériens", de Marcel et Paulette Péju, suivi de "La triple occultation d'un massacre", postface de Gilles Manceron. Ed. La Découverte.

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A lire : « Pour une reconnaissance, pas une repentance ». Entretien avec Qassa Aïssi, Le Point, 17-10-2011 : http://www.lepoint.fr/monde/france-algerie-17-octobre-1961-pour-une-reconnaissance-pas-une-repentance-17-10-2011-1385700_24.php

Et j’ajoute (mise à jour) un titre suggéré par un internaute : " Les ratonnades d'octobre". Par Michel Levine, Editions Jean-Claude Gawsewitch, 2011. Il est d’ailleurs mentionné dans une liste de titres proposés par El Watan : http://www.djazairess.com/fr/elwatan/343617 

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NOTE antérieure, du 18-10-2011 http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/10/18/le... 

19/10/2011

Le 17 octobre 1961. Crime ? Oui. Crime d'Etat ? Oui. La mémoire, oui. Mais... toute la mémoire ?

OCTOBRE 61.jpg

Lire pour s’informer. Mais aussi se poser quelques questions…

ARTICLES

Le Monde (deux grandes pages). Titre papier : « 17 octobre 1961, Toute une Histoire », titre sur le site : « Les plus faibles, ils les achevaient jusqu'à la mort » (reprenant une parole citée). 17-10-2011 : http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/10/17/17-octobre-1961-toute-une-histoire_1587334_3246.html

L’article du Monde donne beaucoup d’informations, et il est donc à lire, mais on peut lui reprocher, d’abord, de ne pas donner assez le contexte de ce jour précis.

« Ce jour-là, les "Français musulmans d'Algérie" manifestaient à l'appel de la fédération de France du FLN contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris,Maurice Papon.  Cantonnés habituellement aux bidonvilles de banlieue, plus de 20 000 hommes, femmes et enfants défilent alors pacifiquement dans les rues du Quartier latin, sur les Grands Boulevards, aux abords des Champs-Elysées. La violence policière est inouïe. »

(Et j’ajouterai un autre reproche : il participe du déséquilibre de la mémoire, non par ce qu'il est, mais par les manques qui lui font face. Aura-t-on en mars deux pages sur le 26-3-62 ? Aura-t-on en juillet deux pages  sur le 5-7-62 ? Et sans amalgames ? Pas sûr… Mise à jour années suivantes : non, pas de pages...).

 Pour bien comprendre le drame, réel, de ce jour du 17 octobre il faut que nous ayons en mémoire qui est ce Maurice Papon, alors préfet de Paris : « Homme politique et haut fonctionnaire français, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l’humanité pour des actes commis alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous l'occupation allemande. » Et «Préfet de police en mars 1958, il a également été impliqué dans la répression sanglante de la manifestation organisée par le FLN, et dans celle du 8 février 1962, organisée pour protester contre l'O.A.S., connue sous le nom de l'affaire de la station de métro Charonne. ». C’est un  rappel minimal, fiche wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Papon  (Par contre sur wikipedia les chiffres donnés pour le 17 octobre ne sont pas très fiables).

Si le 17 octobre a mis beaucoup de temps à entrer dans la mémoire collective, signe d’une résistance à assumer certaines réalités de l’Histoire, et n’a pas la reconnaissance officielle que certains demandent, il est des drames similaires qui souffrent encore d’une longue amnésie, française ou algérienne : 26 mars 62 (Alger), 5 juillet 62 (Oran). (Quand, donc, deux grandes pages dans Le Monde pour le 5 juillet ?). Et, pire, ils sont l’occasion, quand l’amnésie fait une pause, d’une stigmatisation supplémentaire, déformations des faits, amalgames divers.

Oui, le 17 octobre, à Paris, était une manifestation à l’appel du FLN. Mais les manifestants, désarmés, ne devaient sans doute pas être tous des militants du FLN, et de loin (il y avait même des enfants !)… D’ailleurs tous les représentants du GPRA ne l’avaient pas approuvée. Et, oui, de même, les manifestants du 26 mars à Alger n’étaient pas des activistes de l’OAS (la plupart arrêtés ou enfuis…). Désarmés, de même : familles pacifiques parties au secours d’un quartier (et des enfants, aussi… !). Mais l’armée a tiré sur eux, et, là aussi, des blessés ont été achevés. Et le 5 juillet 62 ? Des criminels, ces Oranais ? Méritant un massacre que l’armée française a l’ordre de laisser se perpétrer sans intervenir ?

Et si les manifestants du 17 octobre qui sont morts sont effectivement les victimes d’un crime qu'il faut dénoncer, le FLN, qui appelait à cette manifestation, en avait déjà commis beaucoup, et en commettrait bien d'autres.

Donc, 17 octobre 1961, LISONS… REVUE de PRESSE (très nombreuses références) sur bdic.fr : http://www.bdic.fr/pdf/periodiques_17_octobre.pdf?9c91740d9bfb80d546734817b6e5c348=dba13e62d4b493063af1d8b1b0bd09cb   On tombe d’abord sur une page noire… Mais en cliquant  sur l’icône représentant deux feuillets pour un fichier (en haut  à gauche) la page s’ouvre sans problème…

Des FILMS ?

Je note, d’abord, UN film, car… je ne le vois mentionné nulle part. Et pourtant le 17 octobre 1961 y est largement évoqué… !(Mais l’occulterait-on parce que, dans un autre film, le réalisateur traite aussi du 5 juillet 1962 ? Fort possible… et révélateur de ce qu’est la mémoire des faits de l’Histoire, pour certains commentateurs et acteurs de commémorations. Victimes… ET victimes… On fait des cases, on tue deux fois les uns, croyant servir les autres, et enfermant tout le monde dans les frontières de la haine.).

« Algérie, mes fantômes », documentaire  de Jean-Pierre Lledo, 2004. Long passage sur le 17 octobre, avec des documents et des témoignageshttp://www.filmsdocumentaires.com/films/524-algeries-mes-...

« Chaque personnage témoin d'une blessure, est un fantôme opérant dans le travail de deuil, mais aussi pièce du puzzle d'une Algérie "imaginaire" dont il faut recoller les fragments éclatés, à partir de quoi peut s'élaborer une nouvelle identité… ». C’est ainsi que ce film est présenté sur Africultures : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=film&no=762

Le 5 juillet 1962, c'est dans « Algérie, histoires à ne pas dire, 2007, 3ème volet d’une trilogie commencée avec Un rêve algérien, 2003. Deux liens : https://www.youtube.com/watch?v=g8NPraqczuo  et http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/02/26/algerie-h...  

Autres FILMS sur le 17 octobre 1961 : Trois documentaires, et un drame  « Ici on noie les Algériens », 2011, de Yasmina Adi ; «17 octobre 1961 : dissimulation d'un massacre », de Daniel Kupferstein, 2001; « Octobre à Paris »,de Jacques Panijel, 1962. Le drame : « Nuit noire, 17 octobre 1961 », d’Alain Tasma, 2004.

17 octobre 61, les films vus par Le Monde, 14-10-2011 : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/10/14/octobre-a-paris-et-ici-on-noie-les-algeriens-le-17-octobre-1961-la-justice-se-noya-dans-la-seine_1587857_3476.html  

Une bande dessinée, Octobre noir, de Daeninckx et Mako, 2011 : http://www.bedetheque.com/serie-29903-BD-Octobre-noir.html

Une ASSOCIATION, « 17 octobre 1961 : contre l’oubli » : http://17octobre1961.free.fr/pages/association.htm

Et une autre… « Au nom de la mémoire ». Mémoire qui, là, semble très partielle et partiale, à mon sens, quand on voit les objectifs et les projets :  http://www.africine.org/?menu=fichedist&no=3026

Lesquels, parmi ceux qui réclament la reconnaissance du drame d'octobre 61 seraient d'accord pour remémorer les tragédies du 26 mars et du 5 juillet 1962 (dates censées être… après la fin de la guerre…) ? Certains, peut-être oui, d’autres sûrement pas : il en est pour qui il y a victimes et victimes…

Mais, de même, tous ceux qui commémorent, à juste titre, aussi, le 26 mars et le 5 juillet 1962, seraient-ils prêts à dénoncer avec la même force ce crime du 17 octobre?

C'est à ce prix, un partage des mémoires, si difficile que cela puisse paraître parfois, que le dialogue sur l'Histoire et la mémoire pourra véritablement s'instaurer entre les différentes communautés qui ont dû vivre des drames épouvantables, mal compris, oubliés ou occultés (et... objets de projections idéologiques et politiques, ou d'instrumentalisations diverses, par les uns ou par les autres). C'est ce travail sur soi-même, individuellement et collectivement, qui pacifiera les esprits. Cela commence par l'information, pour un regard vers l'autre débarrassé des miasmes de l'ignorance (méconnaissance qui va avec toutes les formes de la haine).

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17 octobre 61... Le FLN, qui appelait à cette manifestation, mais il était en proie à des divisions et luttes pour le pouvoir. Une partie était déjà en train d’éliminer ceux dont il ne voulait pas pour un partage du pouvoir après l’indépendance, par des assassinats ou par des manœuvres politiques.  Cette manifestation a peut-être été utilisée par un courant contre l'autre. Et le fait qu'un livre qui parlait de la répression du 17 octobre ait été censuré, effacé, par la volonté du FLN, est un signe (voir note du 09-11-11, lien ci-dessous, en bas de cette page). Mais pour ceux qui ont participé, appelés à protester contre les injustices de cette guerre et, concrètement contre le couvre-feu et le système très répressif de Maurice Papon c'était autre chose qu'un éventuel piège : l'expression d'une réelle révolte. Ceci dans le contexte du refus du pouvoir français d'accepter l'indépendance, pourtant inéluctable, mais retardée par les blocages politiques et idéologiques...  refus inséparable de la répression.

Le FLN, lui, autre face de cette tragédie, avait commis nombre de crimes, et allait en commettre d’autres, juste après l’indépendance et bien après. Voici un regard très acide sur les multiples commémorations qui se font en France, en oubliant toujours de mentionner la nature du FLN (nature que l’Algérie a payé très cher), et dans l’oubli de dates qui ne correspondent pas à la grille de lecture associée à une certaine vision de l’Histoire : http://ecrivainsmaghrebins.blogspot.com/2011/10/massacre-du-5-octobre-1988.html (Post sur <ecrivainsmaghrebins.blogspot>.« Massacre du  5 octobre 1988 ». Citation : « Pour ceux qui célèbrent le 17 Octobre à grande pompe, spécialement les Français, je précise que ces MILITANTS FLN INTÉGRISTES ont fait un triple CRIME contre leur propre Jeunesse en 1988, et d’autres après l’indépendance… »).

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Oui, police et armée de ce temps, il y a des CRIMES à dénoncer (armée, police, FLN, OAS). Mais…TOUS ! 17 octobre 1961, 26 mars 1962, 5 juillet 1962 (pour ne citer que ces trois dates, et malheureusement il y en  a bien d'autres…). Ces gens assassinés sont tous natifs de la même terre, Frères de terre, Frères de Rive...S. Tous victimes des erreurs et crimes de l’Histoire… 

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Ne pas oublier…

Deuils en partage. Meurtres en partage. L’horreur de la haine aveugle, de la bêtise criminelle.

Cheikh Raymond Leyris. Assassiné à Constantine, en juin 61. Infos : http://judeoandalouse.free.fr/cheikhraymond.html et http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/LaCulture/malouf.htm  

Mouloud Feraoun. Assassiné en mars 62. Lire : http://mouloudferaoun.free.fr/biographie.html et http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/alg/feraoun.htm  (avec un texte de Germaine Tillion).

Jean Sénac, assassiné bien plus tard... Lire « Assassinat d’un poète », de Jean-Pierre Péroncel-Hugoz. http://www.decitre.fr/livres/assassinat-d-un-poete-978286...  

Voir aussi le film d’Abdelkrim Bahloul, « Le Soleil assassiné », sur Jean Sénac... Fiche wikipedia sur le film ... https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Soleil_assassiné  Et fiche sur AlloCiné (synopsis, bande-annonce, critiques presse...)... http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44858.html

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Voir aussi, NOTE suivante, du 09-11-2011 http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/11/09/17... 

04/10/2011

L’internement des Gitans (1940), témoignage de Raymond Gurême, 86 ans. 4 octobre pour mémoire…

NOMADES.jpg

« Indigné pour toujours. »

« A 86 ans, Raymond Gurême témoigne de l’internement des gitans, en 1940, dans le camp de Linas-Montlhéry (91). » : Article de Julie Védie, Ile de France, Journal du Conseil Régional, oct-nov 2011. (Lien devenu inactif, ce n'est plus lisible en ligne) 

Citations : « ‘’Toute ma vie, j’ai recherché la liberté, l’insouciance et le bonheur familial que l’on m’a volés ce jour-là, alors que j’avais 15 ans.’’ Ce jour-là, c’est le 4 octobre 1940. Raymond Gurême, ses parents et ses sept frères et soeurs sont arrêtés aux aurores dans leur roulotte et internés dans le ‘’camp de rassemblement de nomades’’ de Darnétal, en Seine-Maritime. » Puis « au camp de Linas-Montlhéry (91), avec 200 autres tziganes. » (…) « ‘’Il ne faut pas oublier’’, martèle ce témoin indigné pour toujours, qui trouve à notre époque des relents des années 1940. ‘’On continue à s’acharner sur des gens sous prétexte qu’ils sont noirs, rouges ou bronzés. Nous, les gitans, on est de toutes les couleurs, avec l’impression d’être indésirables dans notre pays…’’ ».

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LIVRE : « Interdit aux nomades », de Raymond Gurême, avec Isabelle Ligner, éds Calmann-Lévy.

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Voir aussi : MémoiresTsiganes1939-1946... http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/internement.html                       

14/01/2011

APPEL des Musulmans. L'Islam bafoué par les terroristes

 A l’initiative de Respect Magazine, dirigé par Marc Cheb Sun, un appel dénonce l’instrumentalisation de l’Islam par les terroristes, manipulateurs extrémistes, assassins, qui donnent des arguments à ceux qui veulent créer la confusion entre Islam et islamisme. Que les signataires soient croyants, mystiques ou athées ils se sentent concernés par leur appartenance à une culture commune, et ils sentent bien que le regard extérieur ne fera pas de différence entre les uns et les autres. Ils pensent aussi avoir une responsabilité engagée, celle de citoyens qui rejettent ces violences criminelles et doivent dire qu’ils refusent le fondamentalisme (comme beaucoup l’ont déjà montré dans leurs engagements antérieurs). Ils font référence aux Chrétiens massacrés en Irak, en Egypte ou ailleurs, et rappellent que les extrémistes tuent aussi de nombreux musulmans. Nous voulons, disent-ils, « signifier par cet Appel notre refus de ce rapt de nous-mêmes : celui dont on usurpe l’identité est plus à même de démasquer le faussaire. ». Insistant sur le fait que « Le meurtre de chrétiens, comme de tout être humain, est une horreur absolue. » ils affirment la nécessité de la parole pour dire l’indignation, de cette forme de résistance : « Alors comment se taire quand on tue en votre nom? ».

 

Libération l’a publié aussi. (Titre du dossier : "L'écrit du coeur des musulmans"). « «La décision de lancer cet appel est née d’une réaction spontanée», raconte Marc Cheb Sun. Au lendemain de l’attentat contre l’église copte d’Alexandrie, le rédacteur en chef de Respect Magazine se promène sur les forums et autres blogs. «De très nombreux musulmans - de confession ou de culture - y exprimaient le dégoût de cette violence. Ils se disaient extrêmement choqués par ce massacre. Et par le fait que, depuis des années, ces actes sont commis au nom de l’islam», rapporte-t-il./ Avec Ousmane Ndiaye, collaborateur de Respect Magazine, l’idée de lancer cet appel, que publie aujourd’hui Libération, germe. » Lire la suite sur le site du journal : http://www.liberation.fr/societe/01012313113-l-ecrit-du-c-ur-des-musulmans

Parmi les premiers signataires : Abd Al Malik, rappeur et écrivain. Cheikh Khaled Bentounès, soufi, guide spirituel Tariqa Alawiya. Latifa Bennari, présidente de L’Ange bleu, association qui lutte contre la pédophilie, les maltraitances sexuelles. Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix. Dalil Boubakeur, recteur de l’Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris. Marc Cheb Sun, fondateur et directeur de la rédaction de Respect Mag. Mohamed Colin, directeur de la rédaction de Saphirnews et Salamnews. Hakim El Karaoui, président de l’Institut des cultures d’Islam, ville de Paris. Fadila Mehal, présidente des Marianne de la diversité. Mohammed Moussaoui, président du conseil français du Culte Musulman. Faouzi Skali, fondateur du festival des musiques sacrées de Fès...

 

07/12/2010

MANIFESTE contre le viol, et PETITION à signer sur le site contreleviol.fr

logo-viol.pngAGIR contre le VIOL   ACTION permanente. 

SIGNATURES sur http://www.contreleviol.fr

Voir aussi, ci-dessous, fin de note, FILM.

  

Ce manifeste et cette pétition sont proposés par un collectif féministe contre le viol, qui a été constitué en 1985.

De nombreuses associations soutiennent cette action, dont le but est de "faire changer la honte de camp", et d'obtenir que des moyens soient vraiment donnés pour lutter efficacement contre ce fléau : moyens financiers, juridiques, de formation, d'information, etc.

L'objectif est double : présenter des revendications et provoquer une prise de conscience, pour changer les mentalités qui font que la société civile tolère encore trop souvent de tels crimes (silence ou refus des familles dans les cas d'inceste, et aveuglement ou complicité des voisinages dans des cas divers).

  

Le viol est un problème social : c'est donc la société qui doit changer ce qui le rend possible.

Il faut des procès et des jugements, mais aussi un travail de prévention (c'est une des revendications de la pétition).

  

A mon sens la prévention doit passer aussi par une attention aux dérives du langage et par leur dénonciation. On ne doit plus accepter la banalisation de certains comportements - qui ne dérangent pas certains publics (scènes de vie, forums sur la Toile, humour douteux, ou commentaires ambigus sur des violences filmées, par exemple) alors qu'ils sont complices et porteurs de la possibilité du crime.

 

A lire intégralement et signer sur le site  http://www.contreleviol.fr

Associations qui soutiennent : http://www.contreleviol.fr/associations-signataires

Femmes connues qui soutiennent : http://www.contreleviol.fr/elles-nous-soutiennent

Liste des 10 idées reçues :

http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/10-idees-recues-sur-le-viol

Spot 1/3 de la campagne contre le viol (au bureau...) :

http://www.dailymotion.com/video/xfq4xh_spot-1-3-campagne-contre-le-viol-a-faire-tourner_news 

(Un des spots me déplaît, le 2/3 : un peu trop conforme à des clichés, assez "limite"...

Dommage.).

Divers clips ( à voir...!) : http://www.contreleviol.fr/clip-contre-le-viol 

Témoignages : http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/temoignages  

La loi : http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/comprendre-la-loi 

Les chiffres : http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/les-chiffres

 

Extraits du manifeste :  

 "Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation."

(...)

"Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés.
Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste.
Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !

Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public."

 

Extraits de la pétition, deux points sur les six mentionnés ("Nous exigeons...") :

"Des campagnes d’information et de prévention des violences sexuelles en direction du grand public notamment à l’école, dès le plus jeune âge."

 "Un jugement des crimes sexuels exclusivement en cour d’assises".